Économie et Production

Cameroun, le Lion économique d'Afrique

Une vision économique ambitieuse pour un avenir prospère

L'économie camerounaise regorge d'un potentiel immense mais reste sous-exploitée en raison de nombreux obstacles structurels. Notre programme économique vise à libérer ce potentiel et à transformer le Cameroun en véritable puissance économique régionale - le Lion économique d'Afrique.

Pour atteindre cette ambition, nous devons créer un environnement favorable aux investissements, soutenir l'entrepreneuriat, réformer notre système financier et monétaire, et mettre en place des politiques sectorielles cohérentes. L'objectif est d'atteindre une croissance durable à deux chiffres et de faire du Cameroun l'une des destinations les plus attractives pour les investissements en Afrique.

Notre vision économique repose sur le développement d'un secteur privé dynamique, la formalisation progressive du secteur informel, la valorisation de nos ressources naturelles, et la création massive d'emplois décents pour les Camerounais.

10%

Objectif de croissance économique d'ici la fin du mandat

1M

Emplois à créer au cours du premier mandat

TOP 50

Objectif pour le classement Doing Business

Économie camerounaise

Économie et Production

Les réformes structurelles pour transformer l'économie camerounaise

Nos principaux objectifs sont

  • Accroître la production et la productivité dans tous les secteurs de la production (notamment agriculture, élevage, industrie).
  • Atteindre une croissance à deux chiffres.
  • Entrer dans le Top 50 du Doing Business et être parmi les 10 premiers pays africains qui attirent le plus d'investissements directs étrangers (IDE).

Un environnement économique attractif et compétitif

Nos principaux objectifs en matière économique sont :

  • Rendre l'environnement économique camerounais attractif pour les investisseurs nationaux et étrangers ;
  • Établir un plan national pour la croissance ;
  • Augmenter considérablement le nombre d'entreprises camerounaises parallèlement à la formalisation progressive du secteur informel ;
  • Renforcer et développer la Bourse de valeurs du Cameroun (DSX) pour en faire un véritable instrument du financement de l'économie nationale de niveau continental ;
  • Mobiliser l'épargne nationale et de la diaspora camerounaise pour le financement de l'économie ;
  • Revoir les accords internationaux qui pourraient constituer des entraves au développement économique du pays.

Nous ferons du Cameroun un environnement attractif pour les investisseurs nationaux et étrangers dont le pays a tant besoin pour mettre en œuvre sa stratégie de développement, l'objectif étant de faire entrer le pays dans le Top 50 des meilleurs environnements économiques de DOING BUSINESS. À cette fin, nous prendrons un ensemble de mesures telles que :

  • La lutte impitoyable contre la corruption ;
  • La bonne gouvernance ;
  • La réduction de la part de la monnaie scripturale dans l'économie ;
  • L'encouragement et le renforcement des échanges électroniques pour la facturation et les paiements ;
  • La simplification de la fiscalité en vue de la rendre plus lisible ;
  • La mise en place d'une politique foncière pour permettre un accès sécurisé à la propriété foncière ;
  • La définition d'une stratégie d'aménagement du territoire ;
  • La création des infrastructures et des équipements requis pour le décollage économique du pays ;
  • La réforme du système éducatif en vue de mettre l'accent sur l'enseignement technique et la formation professionnelle ;
  • L'introduction d'une véritable sécurité sociale avec une assurance santé minimum pour tous ;
  • L'accroissement de la productivité dans nos entreprises et dans nos administrations ;
  • La modernisation de la gouvernance économique.

De l'informel au formel

  • Nous encouragerons et stimulerons la création et l'essor des PME et des TPE pour en faire les principaux pourvoyeurs d'emplois ;
  • Nous valoriserons des expériences ayant montré leur capacité à générer des emplois stables et rémunérateurs. Dans cette perspective, nous encouragerons les jeunes du secteur informel à s'y lancer, l'objectif étant de leur permettre d'avoir une activité stable et rémunératrice ;
  • Nous procéderons à une structuration concertée du secteur informel, d'une part, par l'identification des acteurs du secteur, afin de leur fournir l'accompagnement nécessaire à leur développement, d'autre part, par la mise en place d'une fiscalité adaptée;
  • Nous mettrons effectivement en place le système préconisé par l'OHADA notamment l'introduction du Système Minimal de Trésorerie pour les très petites entreprises ;
  • Nous créerons le statut de travailleur indépendant pour les patrons d'entreprises afin de leur ouvrir le droit à la sécurité sociale ;
  • Nous améliorerons le niveau de performance et de productivité des TPE et des PE par des formations professionnelles ciblées pour qu'elles puissent créer au moins un à deux nouveaux emplois dans une période de deux à cinq ans.

Douala – le Manhattan de l'Afrique Centrale

Douala deviendra la place financière du Cameroun et le Manhattan de l'Afrique Centrale. Le plateau de Joss sera l'épicentre de cette capitale financière qui devra drainer les capitaux pour la reconstruction du Cameroun.

Le fonds souverain d'investissement (FSI)

Nous constituerons un fonds souverain pour impulser l'investissement dans les secteurs stratégiques vers lesquels le secteur privé ne peut investir ou ne trouve pas un intérêt immédiat à investir aujourd'hui.

Il s'agit de réserves mises de côté en vue, non seulement de se prémunir contre les incertitudes du futur, mais également et surtout de garantir un avenir plus radieux aux générations futures.

Ce fonds souverain d'investissement résultera dans un premier temps de la réforme de la SNI et sera alimenté progressivement par de nouvelles recettes tirées de l'exploitation des ressources naturelles et d'autres types de participations à définir.

Un fonds d'investissement de la diaspora (FID)

Ses objectifs sont précisés dans le 5e Chantier ci-dessous.

Le FCFA

Nous sortirons du Fcfa. Toutefois, la marche vers la fin du Fcfa devra être bien préparée :

  • Il nous faudra d'abord décider de la voie à suivre : créer une monnaie propre avec les 15 Etats membres de la Zone franc d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest ? Créer une monnaie propre aux 6 Etats membres de la BEAC ? Créer une monnaie nationale propre au Cameroun ?
  • Nous confierons l'examen des différentes options à un Comité d'experts pour obtenir les avis autorisés sur chacune des options, afin de prendre la meilleure décision possible dans l'intérêt de notre pays.

Les APE

L'Accord de Partenariat Economique entre le Cameroun et l'Union Européenne (APE) peut se résumer à ceci : un libre accès au marché européen pour quelques produits du Cameroun (pour l'essentiel forestiers et agricoles), contre le démantèlement progressif des barrières douanières au profit des importations de produits provenant de l'Union Européenne.

Cet accord est très déséquilibré et ne permet pas l'essor industriel du Cameroun. Il devra être réexaminé.

Notre politique de l'emploi

Comme stratégies de résorption du chômage de masse, nous nous engageons à :

  • Mettre l'accent en premier lieu sur le secteur primaire, agricole, afin d'augmenter la production et la productivité : l'agriculture représente le premier gisement d'emplois qui sera soutenu, tant du côté de l'agriculture familiale avec la petite mécanisation, que de celui de l'agriculture des grandes exploitations avec la grande mécanisation;
  • Développer le secteur secondaire pour le rendre en mesure d'absorber la production du secteur primaire ainsi que l'excédent de main d'œuvre qui s'y dégagera progressivement suite à l'accroissement de sa productivité;
  • Encourager, soutenir l'essor et l'inventivité du secteur tertiaire pour lui permettre de fournir aux deux autres secteurs les outils d'optimisation de leurs exploitations tout en procurant toujours plus de services utiles aux populations : les services relevant du secteur de la santé et d'aide aux personnes, les artistes et sportifs, les enseignants seront des gisements d'emplois à soutenir.

Notre approche est de type social libéral : libéral à travers son chantier productif et social à travers son chantier éducatif et son chantier social. Nous affirmons que :

L'innovation, par les changements qu'elle apporte, est le ressort fondamental de la croissance et du progrès : dans ce schéma, l'entrepreneur est l'acteur central. C'est donc aux entreprises, c'est-à-dire au secteur privé, qu'il incombera de créer et de développer de plus en plus d'activités pourvoyeuses d'emplois puisque les capacités d'embauche de l'Etat lui-même sont limitées. Le rôle de l'Etat sera, dès lors, de créer et d'entretenir les conditions d'épanouissement desdites entreprises (infrastructures, fiscalité, législation). L'Etat fournira également quelques outils et informations qui font défaut à nos entrepreneurs, par exemple en les dotant des qualités managériales (amour de l'innovation et aptitudes managériales) qui feront d'eux de véritables capitaines d'industrie dans 5 ou 10 ans.

Des emplois doivent être créés massivement dans toutes les régions du pays. Pour y parvenir, l'Etat devra compter sur les efforts complémentaires des collectivités territoriales décentralisées (ou des Etats fédérés), qui maîtrisent mieux les réalités de leurs territoires et de leurs populations, d'où une nouvelle forme d'organisation sociétale avec un Etat reposant sur des entités jouissant d'une large autonomie qu'elle soit régionale ou sur des entités fédérées, dans lequel les autorités et institutions centrales coopèrent avec les autorités des collectivités décentralisées (ou des entités fédérées) en vue de la création et l'accompagnement des activités pourvoyeuses d'emplois au niveau des terroirs.

L'Etat prendra sa part d'initiative, dans les filières stratégiques et les projets structurants, en y investissant, à travers le fonds souverain d'investissement (FSI), pour rassurer et encourager les entrepreneurs à le suivre. À ce titre, la généralisation de la formation professionnelle, la réforme de certaines entreprises et organismes relevant du portefeuille de l'Etat ou la création de nouveaux organismes seront les principaux leviers à actionner.

Nous transformerons le FNE en une AGENCE NATIONALE POUR L'EMPLOI ET LA REINSERTION PROFESSIONNELLE (ANERP) qui n'aura plus de mission de formation, mais celles d'animation du marché de l'emploi, de la collecte des données sur l'emploi et d'accompagnement des jeunes sortis des Instituts de Formation professionnelle et Technologique et des Centres de métiers dans l'auto-emploi.

La formation professionnelle

La plupart des jeunes, diplômés ou non, n'ont souvent pas les qualifications professionnelles requises pour rentrer dans le monde du travail formel.

Nous pensons que pour venir à bout du chômage des jeunes, il faut leur donner les clés d'accès dans le monde du travail par le biais des passerelles de formations techniques et pratiques ciblées, telles qu'exposées dans le chantier educatif.

À cet effet, afin de fournir les savoir-faire à ces jeunes, l'Etat financera, à travers une réforme du FEICOM, la construction et l'équipement des Instituts de formation professionnelle et technologiques dans tous les départements, et des Centres de métiers dans toutes les communes du Cameroun, au lieu de continuer à construire et équiper les somptueux hôtels de ville à l'utilité contestable dans les villages.

Optimisation des recettes et réduction des dépenses de l'Etat

Afin de compenser les pertes financières de l'Etat dues à l'affectation d'une partie de ses recettes pétrolières et gazières à l'exportation, l'Etat devra engager un certain nombre d'actions, notamment :

  • L'élargissement de l'assiette fiscale assortie d'une bonne administration de l'impôt à travers une nécessaire réforme fiscale et douanière ;
  • La poursuite de l'assainissement du fichier solde de l'Etat ;
  • L'éradication des commandes et marchés fictifs et/ou surfacturés ;
  • La restriction des évacuations sanitaires des hauts responsables et autres privilégiés du régime ;
  • La rationalisation des missions à l'étranger et des véhicules administratifs.

Objectifs chiffrés en termes de création d'emplois

La généralisation de la formation professionnelle, la création d'un fonds souverain d'investissement, la création d'un comité stratégique de concertation et de partenariat avec les régions et l'optimisation du budget de l'Etat sont les 4 articulations majeures d'un plan global destiné à enclencher des cycles vertueux de création d'emplois dans 3 des 5 chantiers de notre projet de société.

À ce titre, nous nous fixons comme objectifs pour un mandat la création d'au moins 1 million d'emplois :

  • 100.000 postes d'enseignants et formateurs supplémentaires dans le chantier de l'éducation et la formation ;
  • 500 000 emplois salariés dans le chantier de la production, dont 400 000 emplois dans l'agriculture et l'agro-industrie et 100 000 emplois dans les filières industrielles autres qu'agro-industrielles ;
  • 40.000 emplois salariés dans le chantier social, culturel et de la solidarité nationale.
  • 100. 000 emplois dans les secteurs de la santé, de la défense et de la sécurité;
  • 160.000 emplois dans le secteur du tourisme et du loisir, de l'économie sociale et artisanale
  • 100.000 emplois dans l'administration centrale de l'Etat et dans les administrations et services techniques des collectivités décentralisées (ou des Etats fédérés).

Objectifs de croissance

  • Notre objectif est de porter le taux croissance à 6,5% dès la deuxième année du mandat
  • et d'atteindre une croissance à deux chiffres à la fin du mandat.

Réforme fiscale et budgétaire

Une nouvelle politique fiscale et budgétaire pour soutenir le développement économique

Sur le plan budgétaire

  • Porter le budget du Cameroun de 4689,5 Mds en 2018 à environ 5500 Mds dès 2019;
  • Réduire les dépenses de fonctionnement et le train de vie de l'Etat de 25% en un mandat;
  • Porter la part du budget d'investissement public de 29,57% à 60% environ en un mandat.

Sur le plan fiscal

Le passage d'une fiscalité confiscatoire à une fiscalité incitative pour l'investissement

La Grande Réforme Fiscale et Budgétaire : Une nécessité pour un Cameroun économiquement compétitif et une sécurité sociale garantie à tous les citoyens

La fiscalité est une problématique au cœur des projets politiques, car elle est étroitement liée à la question du financement et plus encore à celle de l'utilisation optimale et efficiente des recettes fiscales.

La réforme fiscale pose le fondement d'une politique budgétaire qui passera d'une fiscalité confiscatoire à une fiscalité incitative qui inscrit le pays dans la modernité d'un Etat qui rationalise, accompagne, encadre et protège. Nous adopterons les mesures ci-après :

  • Réduction progressive du taux d'imposition des sociétés (de 33% à 25% sur 5 ans);
  • Mise en place des mécanismes fiscaux d'incitation des entreprises à l'investissement (abattements fiscaux pour création de nouveaux emplois, abattements fiscaux pour création de nouvelles filiales,…);
  • Possibilité pour les entreprises de déduire sur une durée réduite le prix d'acquisition de certains actifs amortissables au lieu de les amortir sur leur durée de vie;
  • Fiscalité allégée pour les revenus de capitaux mobiliers et la fortune immobilière (taux d'imposition unique de 25%); taux réduit à 18% lorsque le bénéficiaire s'engage à réinvestir 40% de ses revenus de capitaux mobiliers dans une activité économique au niveau national;
  • Augmentation de l'assiette de l'impôt (juste répartition de la charge publique dans le respect des capacités contributives de chaque citoyen);
  • Augmentation du SMIG à 55.000 FCFA (ce montant peut être revu à la hausse au cours du mandat suivant les performances de l'économie);
  • Exonération d'impôt sur le revenu pour les résidents fiscaux qui perçoivent un salaire inférieur ou égal à 55.000 FCFA;
  • Création d'une Sécurité sociale nationale: Assujettissement équitable et universel de tous les travailleurs et indépendants à la Grande Taxe de Solidarité Sociale, afin de financer le budget de la sécurité sociale et garantir une couverture maladie universelle minimum à chaque citoyen (principe de solidarité fiscale);
  • Mise en place d'un mécanisme d'abattement fiscal pour les opérations de transmission du patrimoine entre personnes physiques vivantes au sein d'un groupe familial (réduction du poids fiscal des départs à la retraite et encouragement des reprises d'entreprises).

La mise en place d'une fiscalité de sécurité

Assurer la sécurité et la stabilité fiscale par la non augmentation des différents impôts et taxes sur le moyen terme (3 ans minimum) afin d'assurer la visibilité pour l'investisseur.

L'aménagement d'une fiscalité "Attraction internationale – Protection nationale"

  • Attraction fiscale internationale conditionnée par le mécanisme des exonérations partielles d'impôts : aménagement d'un système fiscal qui facilite l'implantation des investisseurs internationaux au Cameroun sous réserve du respect d'une contrepartie;
  • Fiscalité attractive pour les résidents fiscaux (personnes physiques) camerounais qui souhaitent rapatrier des dividendes, intérêts et autres redevances de sources étrangères sur le territoire national;
  • Exonération totale des dividendes reçus par les sociétés camerounaises de leurs filiales étrangères à condition pour elles de réinvestir, sur 24 mois, 30% de ces dividendes dans la création de nouveaux emplois au Cameroun;
  • Adoption d'un dispositif anti-abus qui aura pour objet d'assurer une imposition minimum au Cameroun des sociétés qui effectuent certains paiements considérés comme "érosifs" au profit d'entités étrangères qui leur sont liées;
  • Imposer à l'Etat et aux Régions (ou entités fédérées) d'accorder au moins 40% de grands Marchés nationaux d'appels d'offres aux entreprises de droit camerounais.

La mise en place d'une péréquation fiscale entre les régions (ou les entités fédérées)

La péréquation fiscale repose sur une énumération limitative de deux grands blocs d'impôts et taxes, et sur une répartition constitutionnellement encadrée du budget national entre l'Etat et les Régions (ou entités fédérées).

Les deux grands blocs

  • Le bloc national : Impôt sur les sociétés, Droits de douanes ; Impôt sur le revenu des personnes physiques, TVA, Grande Taxe de Solidarité Sociale;
  • Le bloc local : Taxe foncière, Taxe d'habitation, Contribution des Entreprises au développement local.

La nouvelle dynamique fiscale communautaire et internationale

Au niveau communautaire :

  • Renforcer les pouvoirs de la Commission de la CEMAC;
  • Garantir davantage les grandes libertés économiques pour faciliter la libre circulation des capitaux et des biens;
  • Convaincre les autres États membres de la nécessité d'harmoniser le taux d'imposition des entreprises afin d'éviter un dumping fiscal dans l'espace CEMAC;
  • Faire adopter une Directive Mère-Filiale afin de garantir l'exonération de retenues à la source lors des distributions des dividendes intracommunautaires et éliminer les doubles impositions;

Au niveau international :

  • Renforcer la législation de qualité en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscales internationales.

Aménagement du territoire, infrastructures et urbanisme

Une vision stratégique et équilibrée pour l'ensemble du territoire national

Faire de l'aménagement du territoire le gage de la stabilité politique, le moteur de la croissance économique et la source de fierté et d'égalité entre tous les citoyens

Pendant trop longtemps, les écarts d'aménagement entre les zones urbaines et les zones rurales en général, l'absence d'aménagements et d'équipements appropriés dans les régions frontalières en particulier, conjugués à l'absence d'une politique foncière claire et précise ont fini par créer un sentiment de marginalisation chez une frange importante de la population et freiné considérablement l'activité économique au Cameroun.

D'une part, les politiques publiques menées jusqu'ici ont conduit à une faible intégration de certaines régions au sein de la nation. Cela se traduit notamment par une faible participation à la vie nationale, un sentiment d'être exploité par les autres, une sous-représentation parmi les élites du pays. Il en a résulté une forte montée des clivages ethno-régionaux et des sentiments de frustration qui n'ont fait que s'exacerber au fil du temps, alimentés par une démission de l'Etat de ses responsabilités pendant la longue crise économique qu'a traversée le pays, mais aussi par des réponses inadaptées lorsque l'administration a essayé de s'attaquer au problème.

D'autre part, chacun peut mesurer le contraste de plus en plus frappant entre les zones urbaines et les zones rurales, mais aussi l'écart de plus en plus important entre les populations des campagnes délaissées et les élites urbaines plus ou moins connectées à la mondialisation.

Enfin, les opérateurs économiques n'osent plus investir ni dans l'agriculture, ni dans l'industrie car l'accès à la propriété foncière est incertain et risqué : on relève encore trop souvent un très grand nombre de conflits fonciers devant les tribunaux, liés à la superposition ou à la délivrance de plusieurs titres fonciers sur une même parcelle ou sur des parcelles qui se chevauchent.

Nous considérons qu'un statut foncier approprié tenant compte des réalités culturelles de nos terroirs mais garantissant à l'Etat la ressource foncière nécessaire pour la réalisation des projets collectifs et offrant la sécurité nécessaire sur le marché des transactions foncières est une condition préalable au développement et à la modernisation de notre pays.

Etablir une véritable politique d'aménagement du territoire

  • Nous définirons une véritable politique d'aménagement du territoire à l'échelon national en conciliant compétitivité économique et création d'emplois.
  • Nous valoriserons les potentiels locaux et tirerons parti des potentialités régionales tout en mettant un terme à la concurrence néfaste entre Douala, Kribi et Limbe en ce qui concerne les activités portuaires.
  • Nous mènerons une politique d'aménagement rural axée sur la structuration de l'espace rural et sur l'Empowerment des populations rurales.

Régler la question de gestion de l'espace

  • Nous organiserons un grand débat national sur l'aménagement du territoire devant aboutir à une Charte Nationale de l'Aménagement du Territoire.
  • Nous organiserons les Assises nationales du foncier avec une pleine implication des autorités traditionnelles afin de redéfinir les meilleurs modalités d'accès à la terre dans le respect des intérêts des communautés coutumières, tant pour les infrastructures et autres ouvrages publics que pour le développement de l'agriculture.
  • Nous élaborerons un Schéma national d'Aménagement du Territoire (SNAT) qui sera par la suite décliné en schémas directeurs régionaux (ou des entités fédérées) d'aménagement.
  • Nous définirons un plan d'affectation des sols qui précisera les zones agricoles, les zones industrielles, les réserves naturelles, les couloirs réservés aux infrastructures de transport (chemins de fer, routes et autoroutes), et les zones d'habitation.
  • Nous déclinerons, enfin, toutes les dispositions convenues dans une loi sur le régime foncier.

Coordonner l'élaboration des plans de développement des Régions (ou entités fédérées)

  • Nous veillerons à ce que chaque Région (ou entité fédérée) soit dotée d'un Plan de développement régional (ou de l'entité fédérée) élaboré le cas échéant avec l'assistance des services techniques compétents de l'Etat.
  • L'Etat assurera la coordination des plans régionaux (ou des entités fédérées) afin de préserver la cohérence des perspectives de développement global du pays.

Procéder à un cadastre numérique de toutes les parcelles pour la sécurisation de la propriété

  • Nous réaliserons un cadastre informatisé et hautement sécurisé, l'immatriculation de tous les terrains des particuliers en milieux urbain et rural ainsi que toutes les parcelles incorporées au domaine privé de l'Etat ou relevant des collectivités territoriales (ou des entités fédérées).
  • Nous réviserons la politique foncière en vue de réduire la spéculation foncière. Dans cette perspective, nous mettrons en place une politique de concession de l'aménagement foncier urbain à des opérateurs privés pour une production des terrains équipés. La commercialisation de ces terrains s'effectuera dès lors sous leur contrôle.
  • Nous renforcerons les missions de la MAETUR dans la constitution et la gestion des réserves foncières nécessaires au développement des villes et des communes.

Mener une politique urbaine imaginative et ambitieuse

  • Nous considérons la croissance urbaine comme une donnée objective et porteuse de potentialités pour une accélération du développement de notre pays.
  • Notre politique urbaine aura pour pilier central l'orientation de la croissance urbaine vers les villes secondaires, de manière à juguler la croissance urbaine de Douala et de Yaoundé.
  • Nous donnerons aux villes secondaires les moyens d'absorber l'importante croissance urbaine à laquelle le pays fait face. Il s'agira de créer et maintenir dans les villes secondaires des conditions de vie plus harmonieuses, mais aussi des incitations économiques permettant la création de richesses et d'emplois.

Assigner une fonction particulière aux entités urbaines

  • Nous créerons une grande VILLE NOUVELLE, VILLE DU FUTUR dans le centre du pays à la limite sud de l'Adamaoua et le nord du Mbam-et-Kim, dans une zone très peu peuplée. Cette ville nouvelle, lieu de l'innovation par excellence, sera une ville du futur, le lieu où le Cameroun fera découvrir les talents et notre projection vers l'avenir technologique. Elle sera située sur l'axe du chemin de fer reliant le Sud au Nord du pays, et sera reliée aux autres grandes métropoles du pays comme Douala ou Yaoundé par des autoroutes.
  • Reconvertir Douala et reporter l'essentiel de l'activité portuaire vers Kribi. Le port de Douala sera transformé en un port de plaisance et un petit port de cabotage. Nous ferons surtout de Douala la capitale financière et d'affaires, le Manhattan de l'Afrique Centrale. Le plateau Joss deviendra l'épicentre de cette capitale financière qui devra drainer les capitaux, notamment boursiers, pour la reconstruction du Cameroun.
  • L'aéroport de Douala sera maintenu comme aéroport dans sa capacité actuelle, aménagé mais qui ne s'agrandira plus.
  • Les industries de Douala seront progressivement déplacées vers Edéa faisant place à des entrepôts qui pourront être reconvertis en centres logistiques ou en centres d'incubation pour les entreprises de la nouvelle économie financière, numérique et biotechnologique qui se développera à Douala. Edéa deviendra donc la principale plateforme industrielle du sud camerounais vers laquelle seront transférées les industries de Douala.
  • Yaoundé gardera son statut de capitale politique et deviendra véritablement la capitale culturelle. À ce titre, y seront construits une grande bibliothèque du monde noir et de la diaspora africaine, un opéra de classe internationale et une académie nationale des arts et de la culture.
  • Une deuxième plateforme industrielle sera construite entre la VILLE DU FUTUR et Ngaoundéré qui deviendra la principale plateforme industrielle dans le septentrion camerounais. Ngaoundéré sera, par conséquent, ce carrefour à partir duquel les produits camerounais iront vers le Nord et le Tchad, vers l'Est et vers la République Centrafricaine, vers l'Ouest au Nigeria.
  • Une troisième plateforme industrielle sera développée dans le bassin agricole situé entre Foumbot, Bafoussam et Bamenda.
  • Les capitales régionales deviendront des métropoles d'équilibre. Nous transformerons ces villes en de véritables points d'application de la politique de décentralisation de l'administration, mais aussi de secteurs comme l'université ou l'industrie et les services.
  • À côté des trois métropoles nationales et des métropoles d'équilibre, les villes de taille moyenne auront un rôle essentiel dans l'absorption de la croissance urbaine, mais surtout d'interface avec le monde rural.
  • Nous mettrons en place un Programme spécial d'aménagement des villes frontalières (PSAVF) (telles que Kousseri, Eyumedjock, Kié-Osi, Amchidé, Garoua Boulaï etc.) et nous les connecterons aux capitales régionales. Dans le cadre de notre politique de coopération avec les pays voisins, nous participerons à la construction de voies transnationales pour favoriser la dynamique d'ouverture vers l'extérieur.

Collecter et traiter les eaux usées et les déchets ménagers

Assainir nos villes par un meilleur traitement des déchets en remplaçant la politique actuelle de ramassage sans traitement par une logique d'économie circulaire à savoir :

  • Les communes doivent former les ménages camerounais au tri sélectif des ordures avant de les jeter. Cela permettra de séparer les articles biodégradables, des produits non-biodégradables (verre, plastique, aluminium, acier, papier).
  • Mettre en place dans nos communes des petites unités de tris des produits non-biodégradables et leur classement selon leurs destinations aux unités de recyclages.
  • Les déchets biodégradables pourront être traités dans une unité de compostage (comme celle de la ville de Dschang) pour produire les engrais biologiques, les biogaz et l'électricité.
  • Le financement pourra être assuré par la récupération des quelques 30 milliards payés par an pour le ramassage des ordures urbaines.

Nous mettrons en place dans les principales villes un réseau d'égouttage pour la collecte de toutes les eaux usées. Celles-ci seront traitées dans des bassins d'épuration avant leur rejet dans les cours d'eau. Pour cela, nous doterons chaque grande ville de stations d'épuration modernes dont les boues résultant du traitement des eaux seront valorisées soit comme composte pour les agriculteurs, soit comme combustibles pour les ménages et les entreprises.

Dans les campagnes, l'utilisation de mini-stations d'épuration des eaux sera obligatoire là où l'habitat dispersé ne permet pas la collecte des eaux via un réseau d'égouttage.

Les communes ayant une densité de population suffisantes devront mettre en place un réseau d'égouttage et de petites stations d'épuration pour la collecte et le traitement des eaux usées.

Nous introduirons le principe du pollueur-payeur pour la propreté et la collecte des déchets dans nos villes. Tous les produits de consommation courante livrés dans des emballages non-dégradables seront soumis à une taxe de recyclage. Une partie de cette taxe sera reversée au consommateur si celui-ci rapporte l'emballage non-dégradable dans un point de collecte approprié.

Schéma du traitement des eaux usées

Cycle complet du traitement des eaux usées : 1) Arrivée des eaux usées, 2) Dégrillage, 3) Dessableur/Dégraisseur, 4) Bassin d'aération, 5) Clarificateur, 6) Sortie des eaux épurées, 7) Traitement des boues, 8) Recyclage agricole ou autres filières d'élimination des boues.

Les déchets industriels solides feront l'objet d'une réglementation renforcée basée sur l'obligation des acteurs industriels et acteurs hospitaliers pour une collecte et un traitement spécialisé (tri, recyclage en vue de la valorisation matière, ou incinération en vue d'une valorisation énergétique).

La collecte et le traitement des déchets industriels liquides feront l'objet d'un contrôle renforcé afin de prévenir que des substances nuisibles à la santé humaine, à la faune et à la flore ne soient répandues dans l'environnement.

Consentir des efforts pour mettre les infrastructures socio-économiques au niveau requis pour le décollage économique

Les infrastructures socio-économiques recouvrent les routes, les ports, les aéroports, les ponts et les voies ferrées, les écoles, les hôpitaux, les marchés, les bâtiments administratifs, les cités et amphithéâtres universitaires, les tribunaux et les prisons, le réseau d'approvisionnement et de distribution en eau potable, le réseau d'assainissement, le réseau de distribution de l'énergie électrique, le réseau d'éclairage public et les infrastructures pour la protection de l'environnement.

Nous envisageons de faire de ces infrastructures un levier important de la croissance. À cet effet, nous réunirons toutes les parties prenantes (ministères concernés, collectivités locales, associations patronales, ordres professionnels, syndicats des PME, banques et assurances, etc…) en vue de convenir d'un schéma directeur national pour la création, l'exploitation et la gestion des infrastructures socio-économiques prioritaires.

Nous ambitionnons de mettre chaque habitant de nos villes à un maximum de 5 min de marche à pied (500 m) d'une route bitumée.

Les programmes régionaux (route transafricaine Lagos-Mombassa et réseau d'Afrique Centrale) seront poursuivis et renforcés. Les liaisons transversales à l'échelle du pays et celles permettant d'ouvrir au reste du pays de vastes étendues disposant d'un potentiel certain (département du Nkam, région de Yoko, etc.) seront développées.

Dans le but de renforcer l'unité territoriale du pays, une dorsale sera construite, sous la forme d'une autoroute ou d'une route à trois voies fois deux entre Yaoundé et Kousseri, ainsi qu'un réseau routier approprié dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest.

Nous réformerons la gestion de l'entretien routier en faisant sortir cette activité du MINTP pour la confier à une Agence Nationale d'Entretien Routier disposant d'une autonomie décisionnelle.

Nous décentraliserons l'entretien des routes rurales. Au regard de leur éloignement des centres de décisions nationaux, les pistes rurales feront l'objet d'une gestion locale assurée par les Régions (ou entités fédérées) et surtout les Communes.

Politique générale de financement des infrastructures

La mobilisation des institutions financières nationales et les organisations multilatérales (OML), la mobilisation de l'épargne et des financements privés nationaux, combinées à la mobilisation des apports de la diaspora en complément des budgets publics pour financer les équipements d'infrastructure constituent les maillons de notre politique de financement des équipements qui seuls permettront une croissance économique du pays et dont les besoins en investissements restent considérables.

Le principe de partenariat sera institué et encouragé : partenariat privé/privé, partenariat privé/public qui prendront les formes de contrats de performance, contrats d'affermages, contrats de gestion, contrats d'exploitation et maintenance (E&M), co-entreprises, contrats axés sur le rendement, concessions et sous-traitances, contrats BOT (construction, exploitation et transfert), BOOT (construction, propriété, exploitation et transfert), DBFO (conception, construction, financement et exploitation), DCMF (conception, construction, gestion et financement), PEI (producteur d'électricité indépendant) et BOO (construction, propriété et exploitation).

Les contrats de partenariat, applicables à tous les équipements d'infrastructures et des prestations de service aux populations (telles que la distribution d'électricité, la distribution d'eau potable, l'éclairage public), en faisant appel aux capitaux privés, permettront à l'Etat d'apporter le service public aux citoyens maintenant, au lieu d'attendre de nombreuses années durant pour insuffisances de ressources publiques.

Infrastructures routières

  • Nous ambitionnons de construire 2800 km de routes et 700 km d'autoroutes à 1200 Mds/an
  • Désenclavement des bassins de production agricole, soit 800 km par an : 200 Mds/an
  • Relier chaque chef-lieu de Département au chef-lieu de la région par une route bitumée, soit 1200 km par an : 300 Mds/an
  • Bitumage des routes urbaines notamment dans les 10 chefs-lieux de régions, soit 1600 km : 400 Mds/an
  • Construction d'un réseau d'autoroutes. Première phase : (Yaoundé-Douala (Limbe)-Bafoussam (Bamenda)-Yaoundé, soit environ 1000 km : 300 Mds/an pour l'apport initial ("Down Payment"): construit essentiellement sur BOT.

FINANCEMENT

  • 200 Mds provenant du Fonds Routier (recettes des péages et des stations de pesage routier qui rapportent actuellement 140 Mds/an. Une modernisation des postes de péage et des stations de pesage pourrait faire passer les recettes à 200 Mds/an);
  • 150 Mds tirés de l'activité du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) estimée à 150-160 Mds qui ne sont pas inscrits au budget de l'Etat;
  • 50 Mds récupérés de la réduction de la fraude des produits pétroliers;
  • 400 Mds correspondant à 10% des 4000 Mds des recettes budgétaires;
  • 200 Mds prélevés sur les 4000 Mds octroyés au Cameroun par les bailleurs de fonds mais non décaissés à cause de la non maturation des projets;
  • 100 Mds provenant des bailleurs de fonds multilatéraux (Banque mondiale, FMI, Banque islamique de développement, FED etc.);
  • 100 Mds provenant des bailleurs de fonds bilatéraux (Eximbank China, India, Agence Française de Développement, DEG etc.);

RAMENER LE COUT DU BITUMAGE DES ROUTES A DES PRIX RAISONNABLES CORRESPONDANT AUX STANDARDS INTERNATIONAUX

Le km de route bitumée coûte 150 millions au Ghana contre 250 millions au Cameroun. Pour baisser le coût du km de route bitumée ou revêtue, les mesures suivantes seront prises :

  • la création d'une Société nationale ayant le monopole des études de faisabilité des projets d'infrastructures, notamment routières;
  • la réhabilitation du MATGENIE;
  • la création de plusieurs unités de concassage de gravier et de la pouzzolane;
  • l'industrialisation de l'extraction du sable de mer et des fleuves;
  • le traçage linéaire des routes;
  • le revêtement de certaines routes et rues par des pavés et des bordures en béton aux normes techniques les plus élevées;

Avec un tel dispositif, nous pourrons construire environ 700 Km d'autoroutes à 2 Mds/km contre 1 Md/km en Afrique du Sud par exemple.

La création d'une Société nationale d'étude et contrôle des travaux publics (SNECT)

Nous créerons une société d'Etat à caractère industriel et commercial chargée entre autres de la réalisation, seule ou en partenariat, des études et du contrôle de toutes les infrastructures et ouvrages publics au Cameroun (missions qui furent assurées par la SEDA par le passé).

Un entretien routier intégral et décentralisé (au niveau des régions ou entités fédérées)

Nous interviendrons sur l'ensemble du réseau routier, en différenciant les niveaux d'intervention, au regard des contraintes financières, le niveau minimum étant d'éviter un isolement de longue durée aux populations. L'action ne se limitera pas à un transfert des ressources; elle prendra aussi la forme des contrats-plans signés avec l'Etat et contenant des objectifs précis en termes de service rendu aux populations.

Une complémentarité des activités portuaires

Nous mettrons en place une communauté portuaire à travers la révision du schéma directeur portuaire dans une logique de complémentarité entre les différents ports.

Les objectifs seront clairement revus à la hausse en ce qui concerne le port de Kribi, qui devra subir des travaux pour l'augmentation de son tirant d'eau en vue d'accueillir de grands bateaux.

Le transport : un déterminant pour la politique économique et sociale de la nation

Nous désenclaverons toutes les zones du pays qui souffrent encore d'isolement saisonnier ou permanent, ce qui limite d'autant leur développement. À ce titre, Nous réduirons l'isolement afin de «faire respirer» les régions en améliorant l'état des routes et en utilisant les potentialités du transport fluvial sur certains cours d'eau pour des filières déjà existantes, notamment dans la partie méridionale du pays (Nkam, Kadey, Moungo, Dibamba, Sanaga, etc.).

Nous améliorerons la connectivité en reliant le pays au reste de l'Afrique par une route de bonne qualité sur les sections nationales des itinéraires internationaux convenus.

Les métropoles d'équilibre et les capitales régionales seront reliées par des routes bitumées, et l'on portera à 100% la proportion de la population rurale vivant à au plus 2 km d'une route praticable en toute saison, tout en se rapprochant des standards internationaux en termes de tarif et de durée des déplacements des marchandises, qui sont un des facteurs clés de la compétitivité économique.

Transport urbain et interurbain

Nous mettrons sur pied un mode de transport innovant à la portée de la plupart des ménages : des bus avec couloirs spécialisés.

Nous entendons expérimenter le développement d'un transport urbain sur voie ferrée de type métro ou tramway à Douala dans un premier temps.

À Yaoundé, nous ferons circuler sur la voie ferrée existante des trains navettes qui pourront très rapidement transporter les usagers de la périphérie vers le centre de la ville et vice-versa.

Nous professionnaliserons le transport interurbain. Dans cette perspective, la formation du personnel à bord des autocars à la prévention routière sera exigée et le contrôle renforcé, en vue de limiter drastiquement le nombre des accidents de circulation trop fréquents ces dernières années.

Nous développerons un pôle touristique au départ de l'aérogare de Garoua qui s'étendra sur un périmètre à définir de concert avec la Région du Nord (ou l'entité fédérée) en mettant l'accent sur l'utilité économique ou sociale tirée des activités et l'objectif final sera de lutter contre la pauvreté, et surtout de réduire les déséquilibres.

Agriculture

Transformer le potentiel agricole camerounais en richesse nationale

Transformer radicalement notre agriculture

Malgré la diminution progressive de son importance relative depuis l'indépendance, le secteur agricole est d'une importance capitale pour l'économie camerounaise. Il emploie près de 53,2 % de la population active et a contribué à hauteur d'environ 21,3 % au produit intérieur brut du pays entre 2010 et 2014 pour environ 40 % des recettes d'exportations totales, hors pétrole.

Malgré cette importance reconnue, les performances du secteur agricole et rural sont restées en-deçà des attentes à cause d'une fragilité de la sécurité et de l'autosuffisance alimentaire, d'une couverture insuffisante de la demande en produits alimentaires, de la persistance et l'aggravation de la pauvreté en milieu rural, sous des contraintes telles que (i) la faible production et productivité des exploitations, (ii) les difficultés d'accès aux marchés, (iii) la précarité des conditions de vie en milieu rural, (iv) la faible organisation des acteurs, (iv) l'environnement naturel en pleine dégradation, (vi) l'environnement institutionnel insuffisamment adapté et (vii) l'insuffisance des financements.

Pourtant, le Cameroun a tous les ingrédients pour devenir l'un des premiers producteurs africains et pas seulement de l'Afrique Centrale.

Nos principaux objectifs de production quantitative sont :

  • Porter la production cacaoyère d'environ 200.000 t à 700.000 t en 2025 ;
  • Porter la production caféière d'environ 40.000 t à 100.000 t en 2025 ;
  • Porter la production du maïs d'environ 2.150.000 t à 5.000.000 t en 2025 ;
  • Porter la production du riz d'environ 150.000 t à 500.000 t en 2025 ;
  • Porter la production du mil/sorgho d'environ 1.200.000 t à 2.500.000 t en 2025 ;
  • Porter la production de l'huile de palme d'environ 400.000 t à 800.000 t en 2025 ;
  • Porter la production du coton d'environ 250.000 t à 350.000 t en 2025 ;
  • Porter la production des noix d'anacarde d'environ 33 t à 50.000 t en 2025 ;
  • Porter la production du manioc d'environ 4.000.000 t à 10.000.000 t en 2025 ;
  • Porter la production du soja d'environ 15.000 t à 50.000 t en 2025 ;
  • Porter la production de la tomate d'environ 1.000.000 t à 5.000.000 t en 2025 ;
  • Porter la production d'oignon d'environ 70.000 t à 150.000 t en 2025 ;
  • Porter la production de la banane plantain d'environ 3.500.000 t à 6.000.000 t en 2025.

Notre politique agricole permettra d'assurer la sécurité alimentaire du pays tout en procurant des revenus aux producteurs. À ce titre, nous ferons du Cameroun un exportateur net des produits agricoles, et de l'agriculture biologique un moteur de la croissance et de l'amélioration de l'efficacité de notre secteur agricole et agroalimentaire.

Nous créerons une Agence d'aménagement des terres agricoles. Elle procèdera aux aménagements en tenant compte de l'environnement, réalisera l'irrigation, et versera une rente aux communautés autochtones pour la mise en disponibilité de leurs terres. Les parcelles disponibles seront publiées sur le site internet de l'Agence et seront louées aux potentiels investisseurs avec un cahier de charge précis. L'objectif est d'aménager 1 million d'hectares de terres agricoles en un mandat.

Nous transformerons certains lycées d'enseignement général en lycée d'enseignement des techniques agricoles, agroalimentaires et d'élevage et en créerons de nouveaux. L'objectif est de créer un lycée des techniques agricoles et d'élevage par département soit 60 environ (Cela s'intègre dans le programme de lutte contre le non emploi des jeunes. A raison de 10 Lycées par an à 2 milliards par Lycée, le coût total sera de 20 milliards par an). De la 6ème au CAP (Former un ouvrier agricole qualifié). De la seconde en Terminale (Former un technicien agricole). En cycle BTS (former des techniciens de l'industrie agroalimentaire, l'industrie des semences, l'industrie des intrants agricoles, avicoles et d'élevage, les laboratoires d'analyse biologiques et de qualité des aliments).

Pour rendre opérationnel l'idée de mécanisation agricole, nous créerons des coopératives de mécanisation agricole. Une coopérative par bassin agricole ou par arrondissement. Chaque coopérative acquerra avec une ligne de crédit mis à disposition par l'Etat, des vaches et les charrues, les petits laboureurs motorisés, un tracteur avec son labour, sa niveleuse, la pelle excavatrice et ses accessoires. Tous ces équipements de qualité coûteront au maximum 50 millions, soit environ 8 milliards pour le coût total. Ils seront financés par des crédits au taux zéro remboursables sur 5 ans. Le paysan paiera pour la location du matériel. La coopérative sera gérée par ses membres.

Nous mettrons en œuvre une politique prioritaire de désenclavement systématique des bassins de production.

Nous promouvrons une meilleure organisation et l'accroissement de l'efficacité des exploitations familiales qui demeurent les plus nombreuses dans la structure agraire de notre pays et qui contribuent à la construction d'écosystèmes durables et diversifiés.

Nous promouvrons également le développement d'une agriculture moderne des grandes plantations de production aussi bien des produits traditionnels de rente que des produits vivriers destinés au marché international.

Nous introduirons de nouvelles variétés de produits agricoles en fonction des aires agro-écologiques, telles que l'anacardier (qui produit la noix de cajou) dans la partie septentrionale du pays.

Nous promouvrons le développement des chaines de valeurs qui relient la demande des consommateurs aux petits producteurs ainsi que la maitrise des techniques agricoles qui favorisent l'agrosystème, la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques.

Un accès sécurisé à la propriété foncière

La nouvelle politique foncière du Cameroun, matérialisée dans le plan d'aménagement du territoire définira très précisément les règles d'accès à la propriété foncière pour garantir davantage un usage rationnel qui tient compte des impératifs de la défense ou des options économiques de la nation.

La sécurisation de l'accès à la propriété foncière devrait nous permettre d'augmenter non seulement le nombre d'agriculteurs, petits et grands mais aussi la totalité des surfaces cultivées.

Une grande exploitation couplée à un réseau de petites exploitations

Nous encouragerons la création de grandes exploitations d'au moins 100 ha avec autour d'elles un réseau de petites exploitations. La grande exploitation sera dotée d'entrepôts de stockage, et de petites unités de transformation. Elle sera le client privilégié des petites exploitations.

Nous encouragerons les petits agriculteurs à se regrouper en coopérative et prendre une participation dans les grandes exploitations.

Nous favoriserons la mécanisation des grandes exploitations mais aussi des petites afin de diminuer la pénibilité du travail des agriculteurs en vue d'accroître les rendements.

Nous encouragerons la production locale des machines destinées à la petite mécanisation.

Nous mettrons à contribution nos universités, nos centres de recherche et nos industries pour le développement de matériels agricoles adapté aux besoins et aux moyens des agriculteurs.

Nous apporterons un soutien à la petite mécanisation par l'octroi des crédits aux coopératives via les banques avec une garantie de l'Etat.

Nous amènerons les petits agriculteurs à mutualiser leurs moyens en vue d'acquérir des petites machines et les utiliser collectivement.

Nous encouragerons l'assemblage puis la fabrication au Cameroun des engins qui seront utilisés pour la grande mécanisation indispensable aux grandes exploitations.

Des intrants agricoles disponibles en permanence

Nous faciliterons l'accès aux facteurs de production permettant d'améliorer la productivité, notamment à travers la mise en place d'un semencier national, la création de structures de production et/ou de fourniture des engrais et des produits phytosanitaires à des prix raisonnables et le développement d'engrais naturels.

Nous mettrons en place un véritable système de prévision météorologique pour aider nos agriculteurs à planifier efficacement leur production. Ce système de météo sera disponible sur Internet et sera aussi accessible gratuitement sur les téléphones portables.

Nous utiliserons l'eau de la Sanaga et des autres cours d'eaux du pays pour irriguer les exploitations le long de leurs bassins en vue de parvenir à une agriculture plus soutenue.

Une agriculture biologique sous label et un secteur agro-industriel intégré

Nous analyserons le marché pour identifier des niches pour lesquelles nous développerons une agriculture biologique. Dans cet ordre d'idées, nous développerons la production dans le cadre de filières structurées autour d'un label biologique made in Cameroun.

Nous mettrons en place des agropoles spécialisés suivant les bassins de production.

Nous soutiendrons le développement des grandes et petites unités de transformation des produits pour permettre au Cameroun de bénéficier des valeurs ajoutées et des emplois qui seront générés par les activités de transformation des produits agricoles. Dans cette perspective, au moins une culture phare sera identifiée et soutenue par Région (ou entité fédérée).

Nous comptons ramener le Cameroun à sa position de deuxième producteur mondial de Cacao en 10 ans. Dans cette perspective, nous comptons à l'instar d'autres pays africains producteurs de cacao, développer une véritable industrie locale de production de chocolat à partir du cacao que nous produisons.

Nous renforcerons la production de maïs pour couvrir dans les 10 prochaines années la consommation nationale.

Nous créerons des mécanismes de financement appropriés, en distinguant les structures de financements des grandes exploitations de celles de financement des exploitations familiales.

Appui à la formation et établissement des normes de qualité et la traçabilité

Nous renforcerons la formation et la vulgarisation des techniques agricoles principalement pour les produits que nous aurons choisi de soutenir.

Nous favoriserons le développement des unités de production, des normes et la surveillance de la qualité des semences de base, de l'utilisation des engrais, du processus de traitement et de conditionnement des produits. Des labels écologiques et de qualité seront mis en place pour labelliser la production.

Nous favoriserons la maitrise des techniques agricoles qui favorisent l'agrosystème, la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques.

Élevage

Développer un secteur d'élevage moderne et compétitif

Dans le domaine de l'élevage

L'Adamaoua et le Nord avec une vocation naturelle pour l'élevage du bétail constitue l'une des principales zones d'élevage du bétail en Afrique Centrale ; malheureusement elle ne s'est pas développée à cause des problèmes d'insécurité qui règnent dans cette partie du pays et les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs.

Afin de développer ce secteur, nous entreprendrons les actions suivantes :

  • Transformer des vastes pâturages naturels du Nord, de l'Extrême-nord, et de l'Adamaoua en véritables élevages avec des clôtures, des points d'eau, des zones de pâturage, des zones de rotation, et des hangars ;
  • Améliorer et développer des races bovines, caprines, ovines et porcines locales avec l'appui des instituts de recherche et des Universités ;
  • Développer l'élevage de la volaille et des autres espèces non-conventionnels ;
  • Créer un complexe agro industriel dédié à la production d'aliments pour bétail à partir des céréales cultivées localement, afin de permettre à nos éleveurs de développer une chaîne d'alimentation complète et sécurisée ;
  • Construire des abattoirs industriels modernes dans les zones d'élevage permettant l'exportation de la viande et la création d'un label « Viande de bœuf Adamaoua » ;
  • Promouvoir la mise en place d'une industrie du cuir dans le Grand Nord pour valoriser les peaux issues de l'abattage des bovins, ovins, caprins et autres animaux ;
  • Développer les capacités locales de production de médicaments et vaccins, surtout à usage vétérinaire ;
  • Mettre en place un système de surveillance plus efficace des maladies animales avec l'appui de nos institutions de recherche et développement.

Dans le domaine de la pisciculture

Le Cameroun dispose d'atouts certains pour le développement de la pisciculture, notamment un vaste réseau hydrographique, des conditions climatiques favorables, une population jeune susceptible d'être formée aux métiers de l'aquaculture, et surtout un marché national et sous-régional déficitaire et toujours à la recherche de produits halieutiques.

Nous prendrons les mesures suivantes pour développer ce secteur :

  • Créer des fermes aquacoles modernes dans les différentes régions du pays, selon leurs spécificités écologiques ;
  • Promouvoir la recherche sur l'amélioration génétique des espèces locales et l'introduction d'espèces exotiques adaptées ;
  • Assurer la formation des pisciculteurs aux techniques modernes d'élevage ;
  • Faciliter l'accès au financement pour les projets aquacoles ;
  • Développer une industrie locale de fabrication d'aliments pour poissons ;
  • Encourager la création de coopératives de producteurs pour mutualiser les infrastructures et faciliter l'accès au marché ;
  • Mettre en place un cadre réglementaire favorable au développement de l'aquaculture.

Ces mesures permettront au Cameroun de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de poissons et de devenir, à terme, un exportateur de produits halieutiques vers les pays voisins.

L'industrie

Bâtir un secteur industriel fort et compétitif pour le développement du Cameroun

Des filières industrielles stratégiques et totalement maîtrisées

L'ossature de l'industrie nationale malmenée par un quart de siècle de balbutiement interne résultant d'une part, d'une absence flagrante de politique industrielle, d'un environnement infrastructurel calamiteux et d'une politique fiscale non incitative, et d'autre part, sevré d'investissements directs étrangers, est en cours de désintégration. Nous proposons d'inverser la tendance en opérant un choix et une politique des filières stratégiques en fonction des atouts du Cameroun tant en termes des ressources naturelles, des ressources humaines que des marchés disponibles ou à venir et des ambitions du pays.

Dans un monde globalisé, la politique des filières industrielles s'impose autant en raison de la nécessité d'une cohérence entre les structures de production que de l'impératif d'un positionnement compétitif sur le marché mondial. Elle exige une identification des objectifs et une programmation des résultats.

Il est généralement observé qu'aucun pays ne peut plus tout produire ni être compétitif dans tous les secteurs. Toute politique industrielle efficiente doit reposer sur la nécessité de satisfaire la demande intérieure des produits manufacturés autant que de développer les exportations. Dans cet ordre d'idées, nous développerons ou soutiendrons les filières suivantes :

  • L'énergie ;
  • L'agro-industrie ;
  • Les industries extractives (fer, bauxite, cobalt/nickel, diamant, or) avec une politique de première voire de seconde transformation locale (fonderies, aciéries etc.) d'une partie des ressources exploitées ;
  • Les industries du bois ;
  • Les hydrocarbures et la pétrochimie ;
  • Les industries mécaniques, électriques et électroniques ;
  • Les industries pharmaceutiques ;
  • Les industries chimiques ;
  • Les industries des matériaux de construction ;
  • La biotechnologie ;
  • Les technologies de l'information et de la communication (TIC) ;
  • L'artisanat et le tourisme ;
  • L'industrie financière.

Les préalables au redéploiement de nos filières stratégiques

Notre politique industrielle sera soutenue par :

  • Une refonte du système éducatif pour revaloriser la formation technique ;
  • Une énergie abondante et au coût raisonnable, voire moins cher ;
  • Un renforcement des infrastructures économiques et des moyens de communication (transport, énergie, internet haut débit,…) ;
  • Une réglementation fiscale et un taux d'imposition des entreprises des plus adaptés ;
  • La lutte impitoyable contre la corruption et l'amélioration de l'environnement des affaires et la compétitivité en général.

Nous travaillerons de concert avec les experts de chaque secteur pour déterminer tous les segments qu'il faut maîtriser pour avoir une filière complète de la production jusqu'à la commercialisation.

Lever les freins qui plombent l'essor et la compétitivité de l'industrie camerounaise

De façon concrète :

  • Nous mènerons une politique qui permette d'élargir le marché intérieur en réduisant le coût des produits manufacturés et en incitant à la consommation locale ;
  • Nous augmenterons les capitaux disponibles en encourageant l'épargne intérieure ;
  • Nous veillerons à une répartition équitable des industries sur le territoire national afin de désengorger les principales villes (Douala, Yaoundé, Garoua) où est concentré l'essentiel du tissu industriel actuel ;
  • Nous procéderons à l'accélération des démarches administratives et mènerons une lutte sans merci contre les pratiques de corruption qui découragent la création et l'installation des unités industrielles ;
  • Nous promouvrons le développement de la transformation locale dans les filières des industries extractives en vue de réaliser des plus-values au lieu d'exporter uniquement nos matières premières et pierres précieuses. À cet égard, nous mènerons une politique incitative pour la 2e et la 3e transformation des matières premières, notamment du bois ;
  • Nous veillerons à l'application d'une politique des prix qui supprime des distorsions entre les produits locaux et les produits exportés (dont les prix bénéficient souvent des subventions de leurs pays d'origine).

La modernisation de l'industrie camerounaise, condition de sa compétitivité et de la création d'emplois industriels

L'industrie est l'un des principaux gisements de croissance dans notre pays, mais les entrepreneurs camerounais produisent encore avec des équipements vétustes, qui sont grosses consommatrices d'énergie, ont un coût de maintenance très élevé et de très faible productivité. Il nous faut donc moderniser nos usines afin de baisser les coûts industriel, accroître la productivité (nombre d'heures nécessaires pour produire une unité de biens), diminuer la consommation d'énergie électrique, réduire la pénibilité du travail pour protéger la santé des travailleurs.

La modernisation industrielle passera par les mesures suivantes :

  • Développement du crédit-bail destiné au financement de l'acquisition des machines et autres équipements neufs : une ligne de crédit de 50 Mds/an y sera allouée et sera gérée par une commission paritaire composée notamment par la Chambre de Commerce et de l'industrie, le Syndustricam, le GICAM, l'ECAM, etc. Les PME éligibles pourront bénéficier d'un apport de l'Etat de 33 %.
  • Financement d'un programme de mise à niveau à hauteur de 5 Mds, dont 2 Mds par l'Etat et 3 Mds par les bailleurs de fonds. Ce financement permettra de payer les prestations des ingénieurs-conseils aux entreprises industrielles.
  • La construction des zones industrielles par des partenaires privés avec des incitations de l'Etat (aménagement des zones industrielles; construction d'un immobilier industriel financé par les réserves techniques des compagnies d'assurance, les bailleurs de fonds et les investisseurs privés).
  • Création d'une Agence Nationale de l'Industrie et de l'Innovation (ANII) pour faciliter la réalisation de nouveaux projets industriels.
  • Création d'une Banque Nationale de Développement Agricole et Industriel (BNDAI).

Mettre en place des pôles intégrés de production et de transformation des produits agricoles

  • Nous mettrons en place des agropoles spécialisés suivant les bassins de production. Il s'agira de filières agro-industrielles complètes, allant de la production des produits agricoles primaires à leurs transformations industrielles par des unités de productions articulées aux bassins de productions ;
  • Nous moderniserons l'élevage et la pisciculture, afin de conforter la place du Cameroun dans la production animale et de réduire la dépendance vis-à-vis des produits halieutiques importés.

Les industries des matériaux de construction et du bois : évoluer vers la standardisation

Nous disposons d'énormes ressources de matières premières qui peuvent être transformées en matériaux de construction. Tout en gardant l'objectif de produire des matériaux locaux de construction, nous mettrons l'accent sur une évolution des productions actuelles vers plus de standardisation : standardisation des formats, des prescriptions techniques et des normes de produits, puis des normes pour la construction. La finalité est d'aboutir à la mise en place, après 5 ans, d'un tissu industriel dense constitué de PME et d'usines de taille moyenne. La standardisation favorisera l'émergence de plusieurs filières d'industries de matériaux de construction, notamment l'industrie de la préfabrication des produits en béton et de revêtement des sols ; cette émergence de plusieurs filières génèrera de nombreux emplois, tirera la qualité vers le haut, dynamisera l'économie et permettra de résorber significativement le déficit en logements et en infrastructures routières et équipements de base (écoles, hôpitaux, infrastructures sportives, etc…).

  • L'augmentation de la gamme de produits de construction standardisés respectant des normes de qualité permettra de réaliser de nombreuses économies d'échelle en réduisant les coûts des matériaux, ce qui favorisera la production de nombreux logements et équipements bon marché ;
  • Nous promouvrons, en fonction des localités et des ressources disponibles, les matériaux courants fabriqués sur la base des technologies peu coûteuses ;
  • Nous engagerons un dialogue avec les opérateurs de l'industrie cimentière nationale en vue d'aboutir à des mesures à même d'abonder le marché de la construction avec une offre suffisante en ciments à bas prix. En effet, il est universellement reconnu que le ciment occupe une part non négligeable dans le coût des constructions et il est présent à tous les stades de la construction (gros-œuvre, second-œuvre, finitions). Toute mesure qui favoriserait donc la baisse du prix du ciment engendrerait un regain de consommation de ciment et un effet multiplicateur de grande échelle en termes d'augmentation des chantiers de construction.

Les industries du textile, de l'artisanat et du tourisme

  • Nous développerons une filière industrielle du textile couvrant la production du coton, sa transformation et la commercialisation sur le marché national et international. Nous visons de porter la transformation du coton de 2 % actuellement à 35 % d'abord en 10 ans puis à 80 % en 20 ans ;
  • Nous développerons la filature et le tissage via un partenariat public/privé en encourageant l'arrivée de nombreux acteurs dans ce segment de la filière ;
  • Nous apporterons un soutien aux entreprises locales pour la production de tissus, jeans, T-shirts ;
  • Nous promouvrons des écolabels qui porteront en particulier sur certains produits du terroir à fort potentiel d'exportation, qu'il s'agisse de certains produits agricoles ou des épices et autres produits forestiers non ligneux ;
  • Nous promouvrons l'écotourisme, le Cameroun disposant dans ce domaine de nombreux avantages comparatifs de par la diversité de ses écosystèmes, de ses populations et de ses cultures.

Développer et soutenir l'industrie de bois

  • Appliquer rigoureusement la législation nationale sur l'exportation des produits forestiers ligneux et non ligneux: Aucune exportation de billes de bois brut sans au moins la première transformation;
  • Mettre en place des incitations progressives pour la deuxième et la troisième transformation locale du bois:
  • Œuvrer à la mise en place en concertation avec les professionnels du secteur d'une filière intégrée allant de la coupe du bois à sa transformation en produits finis pour le marché local et l'exportation;
  • Donner la priorité aux produits de l'industrie locale du bois dans la commande publique : l'Etat n'importera plus que les produits qui ne sont pas fabriqués ou ne peuvent être fabriqués sur place;
  • Fixer un pourcentage d'utilisation de matériaux locaux forestiers dans la réalisation des ouvrages publics.

Un programme de normalisation amélioré

  • Nous renforcerons les missions de l'Agence nationale des normes et de la qualité (ANOR) ;
  • Nous mettrons en place un programme de normalisation et de développement participatif impliquant les experts nationaux et internationaux ;
  • Nous donnerons aux entrepreneurs, aux opérateurs sociaux, politiques voire culturels ainsi qu'aux acteurs civils, aux usagers et consommateurs divers, des outils rationnels utiles qui se rapportent à la qualité et à la normalisation liée à leur domaine (au travers des formations, partages d'expérience, plans et programmes, etc.). Ces outils leur permettront de booster leurs activités respectives, d'augmenter leur notoriété et d'être plus compétitifs non seulement sur leur marché mais aussi sur la scène internationale.

Énergie

Faire du Cameroun une puissance énergétique africaine

Énergie et électricité pour tous en 10 ans

Il est universellement reconnu que l'électricité est utile et nécessaire au développement de tous les secteurs : l'agriculture, l'industrie, la santé, l'économie, l'éducation, les logements et transports, l'éclairage public. C'est dire la place stratégique et le rôle primordial que joue l'énergie électrique dans la vie quotidienne. Sans elle, tout serait presque à l'arrêt.

Au cours de la dernière décennie, un certain nombre de projets dits 'structurants' par le gouvernement du Renouveau ont été définis. Force est de constater que, malgré les slogans de mise en service prévus pour fin 2014, les ménages et les PME camerounaises continuent de vivre quotidiennement aujourd'hui en 2018 au rythme des délestages récurrents qui affectent durablement tant la santé économique que le développement tout court du pays.

Or, le potentiel énergétique du Cameroun est considérable et encore très sous-exploité. Il est de 12.000 MW, faisant de notre pays le 3e en Afrique derrière la RDC et l'Éthiopie. Il pourrait devenir un des principaux produits d'exportation du pays, loin devant le pétrole par exemple.

Le Cameroun, une puissance énergétique : Électricité disponible pour tous et 80 % de ménages connectés en un mandat - Exportation de l'énergie électrique

Nous ambitionnons de :

  • Fournir de l'électricité de manière constante et régulière à tous les ménages et toutes les entreprises du Cameroun où qu'ils se trouvent. Nous mettrons en place un système efficace de production et de distribution de l'électricité dans l'ensemble du pays avec pour objectif d'approvisionner de façon efficiente tous les ménages et entreprises du pays dans les 10 prochaines années. Dans tous les cas, 80 % des ménages camerounais seront branchés à l'électricité à la fin du mandat.
  • Améliorer le réseau de distribution de l'électricité dans les grandes villes pour réduire les risques liés à la vétusté du réseau et aux branchements anarchiques ;
  • Bâtir le décollage énergétique du Cameroun sur un mix entre différentes sources d'énergie en augmentant notamment la part des énergies renouvelables ;
  • Rendre effective la libéralisation de la production de l'électricité au Cameroun ;
  • Approvisionner efficacement les ménages en gaz de ville ;
  • Développer à terme des alternatives au bois de chauffage dans les campagnes, et dans l'intervalle, optimiser les techniques de cuisson au bois afin de réduire drastiquement la consommation d'énergie-bois tout en utilisant des foyers améliorés ;
  • Développer des parcs ou 'fermes' de panneaux photovoltaïques dans les régions Nord et Extrême-Nord où l'ensoleillement est une source abondante et disponible pendant une grande partie de l'année ;
  • Développer des parcs éoliens le long des axes routiers et des localités où le vent est fréquent, notamment dans les régions de la dorsale Ouest du Cameroun ;
  • Généraliser, lorsque cela est possible, l'utilisation de l'énergie solaire en vue de l'éclairage public (urbain, rural, interurbain).

Pour ce faire

  • Nous établirons un cadastre rigoureux de la situation énergétique du pays en organisant des Etats Généraux de l'énergie associant différents ministères et en actualisant le Schéma Directeur de l'Électricité en particulier et de l'énergie en général ;
  • Nous réaliserons un maillage efficace du territoire pour réduire les délestages ;
  • Nous organiserons la fourniture de l'électricité dans nos grandes villes pour que chaque ménage et chaque entreprise puissent se connecter au réseau électrique en moins de 48 h ;
  • Nous privilégierons, pour la distribution de l'électricité dans les grandes villes, le câblage souterrain au câblage aérien. La mise en place progressive de ce réseau souterrain de câbles d'électricité pourrait se faire en même temps que l'installation du réseau d'égouttage ;
  • Nous améliorerons le cadre réglementaire et le rendrons incitatif au développement de la production indépendante d'électricité et de l'investissement privé dans les réseaux de transport de l'électricité ;
  • Nous matérialiserons les dispositions des décrets et arrêté existants régissant les activités du secteur de l'électricité en ouvrant effectivement le transport de l'énergie des sites de production vers les lieux de consommation aux investisseurs privés. Toutefois, le réseau final de connexion des ménages restera sous le contrôle des communautés locales ou des régions (ou entités fédérées) afin d'assurer la couverture des régions reculées ;
  • Nous favoriserons l'émergence d'un marché national de l'électricité avec la multiplication des acteurs aussi bien dans la production que dans la distribution. Pour cela :
    • Nous adopterons une meilleure tarification du transport de l'électricité ;
    • Nous clarifierons le rôle des fournisseurs indépendants d'électricité ;
    • Nous établirons les règles de fonctionnement du marché et d'utilisation des infrastructures de transport et de distribution.

Valoriser les sources d'énergies renouvelables

Nous développerons un cadre réglementaire et incitatif à la valorisation des sources d'énergies renouvelables, incluant les centrales isolées ou connectées au réseau national.

Toutes les formes d'énergie renouvelables potentielles seront valorisées :

  • Les investissements à participation publique pour l'exploitation de l'énergie solaire seront encouragés dans la partie septentrionale du pays où le soleil constitue un gisement inépuisable. Dans cette perspective, l'Etat participera aux projets Partenariat Public/Privé (PPP) pour l'installation des parcs ou 'fermes' de panneaux photovoltaïques dont les études de faisabilité se révèleront bénéfiques pour une injection et connexion au réseau électrique.
  • Nous généraliserons, partout où cela est possible, l'utilisation de l'énergie solaire en vue de l'éclairage public (urbain, rural, interurbain) ;
  • Les investissements à participation publique pour l'exploitation de l'énergie éolienne seront encouragés le long des axes routiers et dans les localités de dorsale Ouest du pays où le vent constitue un gisement à très haut potentiel. Dans cette perspective, l'Etat participera aux projets PPP pour l'installation des parcs d'éoliens dont les études de faisabilité se révèleront bénéfiques pour une injection et connexion au réseau électrique ;
  • La politique de construction de mini barrages hydroélectriques sera développée et généralisée sur les cours d'eau afin d'approvisionner les zones rurales et les villes de petite taille ou de taille moyenne;
  • La politique d'investissements pour la construction et l'exploitation des barrages (énergie hydroélectrique) le long des fleuves Nachtigal et Sanaga sera renforcée lorsque les besoins en industries seront clairement identifiés et convenus pour les régions Centre, Adamaoua et Est ;
  • Les investissements à participation publique pour l'exploitation de l'énergie biomasse issue de la transformation des ordures ménagères seront encouragés dans les grandes villes, en commençant par Douala et Yaoundé. Dans cette perspective, l'Etat et/ou les Régions (ou entités fédérées) participera aux projets PPP pour la création de 2 centrales thermiques (dont 1 pour Douala et 1 pour Yaoundé) exploitant l'énergie générée par l'incinération des ordures ménagères de ces agglomérations.

Une agence pour l'efficacité énergétique

Pour parvenir à satisfaire au plus vite les besoins énergétiques des ménages et des entreprises, nous améliorerons nos capacités de production, l'efficacité de notre système de transport, mais aussi et surtout réduirons les besoins en consommant juste ce qui est nécessaire.

Nous créerons une agence pour l'efficacité énergétique qui aura pour mission de :

  • Identifier les barrières à la dissémination des technologies plus efficaces en énergie au Cameroun et définir les axes d'intervention (politique, régulation, formations) d'une agence/direction dédiée à l'efficacité énergétique ;
  • Développer un cadre réglementaire et incitatif au développement des programmes d'efficacité énergétique dans les industries, le secteur tertiaire, le résidentiel et l'éclairage public ;
  • Promouvoir la réflexion au niveau régional en vue d'adopter des règles et normes communes devant faciliter la mise en place des centrales d'achats ou d'unités de production pour satisfaire les besoins du marché de l'Afrique centrale ;
  • Accompagner les entreprises dans la réduction de leur consommation en énergie et par ricochet de leur facture énergétique ;
  • Promouvoir l'utilisation des technologies plus efficaces en énergie.

Exploiter le gaz issu de la production pétrolière

Nous mettrons en place une politique plus concertée qui permettra, lorsque c'est économiquement et environnementalement justifié, de définir les conditions de prise en compte, dans les permis d'exploitation des plateformes pétrolières et gazières, des clauses de valorisation des gaz associés pour la production d'électricité et ainsi accroître la disponibilité en énergie électrique du Cameroun.

Développer une sous-filière de production des matériaux et équipements de production et de transport d'électricité

Nous encouragerons et accompagnerons le secteur privé à investir dans les usines de production des matériaux et équipements de production et de transport d'électricité (câbles électriques, compteurs, transformateurs).

L'eau source de vie production et assainissement

Garantir l'accès à l'eau potable et assurer un assainissement adéquat pour tous

Une eau potable pour tous

Au Cameroun, le secteur de l'eau potable accuse un retard certain par rapport à bon nombre de pays à revenus comparables, avec des progrès et des financements irréguliers sur les 15 dernières années. L'accès à l'eau potable reste un problème pour les populations au quotidien, surtout en milieu rural.

Nous offrirons un accès à l'eau potable pour tous dans les 10 ans en zones urbaines et, dans les 15 ans en zones rurales.

  • Dans les zones urbaines, nous mettrons systématiquement en place le réseau d'adduction d'eau potable lors de la construction d'un réseau d'égouts ;
  • Nous exigerons l'installation effective d'un réseau parcellaire d'adduction d'eau potable comme un préalable à l'octroi d'un permis de bâtir pour les nouveaux lotissements ;
  • Nous créerons des zones dans lesquelles des bornes fontaines semi-publiques seront installées dans les quartiers dits à habitat spontané où il est difficile d'installer des canalisations d'eau dans tous les ménages ;
  • Dans les zones rurales, nous veillerons à ce que chaque ménage se trouve à moins de 1km d'une borne fontaine semi-publique lorsque l'habitat n'est pas très dispersé.
  • Dans les zones à habitat fortement dispersé, les solutions individuelles seront envisagées en fonction de l'hydrométrie de la zone.

Établir un cadastre de l'accès à l'eau

  • Nous réaliserons un cadastre de la production et de l'accès à l'eau sur l'ensemble du territoire. Ce cadastre nous permettra non seulement d'identifier clairement nos besoins mais aussi et surtout d'orienter nos politiques en priorité vers les zones où la situation est la plus critique.
  • Nous mettrons régulièrement à jour ce cadastre informatisé et centralisé au Ministère de l'Énergie et de l'Eau (MINEE). À cet effet, tous les acteurs de la chaine de la production et de l'accès à l'eau sur l'ensemble du territoire seront sollicités.

Production de l'eau dans les grandes villes

  • L'approvisionnement en eau des grandes villes telles que Yaoundé, Douala et les capitales régionales restera sous le contrôle de la Camwater dont les missions seront recentrées essentiellement sur la production et le transport de l'eau.
  • Les procédures de passation de marchés de la Camwater seront revues et améliorées pour permettre un meilleur taux d'exécution des financements obtenus.

Production de l'eau dans les villes secondaires et les zones rurales

Nous doterons chaque région d'une agence régionale en charge de la production de l''eau potable. Cette agence assumera également les missions :

  • D'ajuster la politique régionale en matière de production, de transport et de gestion des eaux par rapport à la politique définie au niveau du MINEE ;
  • De concilier la gestion de l'eau avec le développement économique et le respect de l'environnement ;
  • D'assurer le transport de cette eau jusqu'aux points de distribution dans les villes à partir desquelles les communes prendront le relai.

L'agence régionale aura aussi la latitude d'ouvrir le secteur de la production à des sociétés privées comme la CdE.

Nous encouragerons dans les zones rurales un partenariat entre les communes et des partenaires privés pour la production, le transport et la gestion de l'eau potable vers les zones occupées.

Assainissement et drainage

  • Nous créerons au sein du MINEE deux directions spécialisées et entièrement responsables, l'une consacrée à la politique de traitement des eaux usées et l'autre responsable du drainage des eaux pluviales.
  • La construction du réseau d'assainissement et de drainage sera assurée par l'Etat et les régions. Les communes auront pour responsabilité d'assurer le suivi de la connexion de tous les ménages et entreprises à un réseau d'égouttage.
  • La réalisation et l'exploitation des stations d'épuration des eaux usées dans les grandes villes feront l'objet d'un partenariat public/privé.

Une stratégie d'assainissement suivant le niveau de structuration de l'espace, de l'occupation des sols et du relief

Pour la protection de notre environnement, l'amélioration de l'hygiène et la salubrité dans nos grandes cités, nous réaliserons un système d'égouts pour la collecte des eaux usées. Ce réseau d'égouttage sera entièrement construit avec des matériaux et produits locaux. Ce vaste chantier d'assainissement de l'espace de vie contribuera à :

  • Créer de nombreux emplois à la fois dans la production de matériaux et dans la réalisation de ces ouvrages ;
  • Éviter la pollution des nappes phréatiques qui alimentent les puits dans lesquels les populations privées de sources d'eau potable s'approvisionnent.

Nous adopterons une stratégie d'assainissement suivant le niveau de structuration de l'espace, de l'occupation des sols et du relief. À cet effet, nous distinguerons :

  • A. Les « zones structurées » qui se caractérisent par un important réseau de voirie et une faible densité d'habitat : c'est le cas des quartiers résidentiels et des lotissements ;
  • B. Les « zones sous-structurées » qui sont le résultat d'une occupation anarchique et désordonnée, se caractérisent par une faible densité du réseau de voirie et une accessibilité difficile des parcelles par des véhicules ;
  • C. Les « zones péri-urbaines » qui sont situées à la périphérie des villes, et se caractérisent par une occupation des sols transitoires, à la limite du rural et de l'urbain : les densités d'occupation des sols dans ces zones sont encore très faibles, tout comme la densité des voiries ;
  • D. Les « zones rurales » qui se caractérisent par un habitat dispersé et de vastes parcelles ;
  • E. Les « zones littorales » qui se caractérisent par un relief relativement plat, de faible altitude proche du niveau de la mer. Dans ces zones, la nappe phréatique affleure et complique davantage la situation de l'assainissement.

Pour les zones A et C, des réseaux d'égouttage ou systèmes de collecte et de traitement des eaux usées (domestiques, zones commerciales, industrielles) ainsi que la construction des usines de traitement de ces eaux usées seront mis en place.

Pour les zones B, D et E, des micro-stations d'épuration des eaux constituées par des latrines publiques (dans les écoles, les hôpitaux, les marchés et autres lieux publics), les latrines individuelles et les fosses septiques individuelles ainsi que l'organisation de la filière d'évacuation et de traitement des boues de vidange seront privilégiées lorsque la densité de la population, le niveau des eaux souterraines ou la composition des sols le permettent et rendent les solutions micro-stations viables ; autrement, c'est un système d'assainissement semi-collectif qui sera mis en place.

Construire un réseau d'égouttage dans les grandes métropoles

Nous réaliserons des études de faisabilité pour la mise en place d'un réseau d'égouttage séparé du réseau d'évacuation des eaux pluviales et de surface dans les entités territoriales de plus de 100 000 habitants. Pour cela les actions suivantes seront initiées :

  • 1. Réaliser 10 études de faisabilité, en collaboration avec les institutions universitaires locales, pour la mise en place d'un réseau d'égouttage collectif dans 10 villes-tests choisies par l'Etat ;
  • 2. Réaliser 5 études de faisabilité pour la mise en place soit d'une station d'épuration classique soit d'une station d'épuration par lagunage en bout du réseau d'égouttage collectif en fonction du bassin de vie et des types d'habitat.
  • 3. Monter, sur base des recommandations issues des études de faisabilité, 2 projets structurants de réseau d'égouttage collectif (des drains de collecte reliés aux constructions jusqu'à la station d'épuration appropriée) relevant du chantier urbain.

Établir un cadastre des projets

Nous établirons un cadastre de tous les projets et programmes d'assainissement en cours sur l'ensemble du territoire national. Pour cela, nous mènerons les actions suivantes :

  • 1. Identifier les systèmes collectifs de collecte et traitement existants en vigueur dans les lotissements (zones d'habitat planifié du type A) :
    • a. Répertorier les types de drains utilisés (tuyaux en béton, tuyaux en plastique, tuyaux en grès) et la capacité des stations d'épuration ;
    • b. Vérifier l'adaptabilité de ces drains par rapport aux capacités de charge prévues au dimensionnement du lotissement, et le cas échéant, remplacer lesdits drains par des tuyaux appropriés en matériaux locaux réalisés avec les matériaux qui respectent l'environnement ;
    • c. Vérifier l'adaptabilité des stations d'épuration par rapport aux capacités de charge prévues au dimensionnement du lotissement, et le cas échéant, renforcer leurs capacités ;
  • 2. Répertorier toutes les stations de traitement des boues d'épuration existantes en vue d'organiser leurs filières de collecte et d'exploitation.

Les Technologies de l'Information et de la Communication

Transformer le Cameroun en hub numérique de l'Afrique centrale

Libérer la créativité et encourager l'innovation dans les nouvelles technologies pour faire du Cameroun un "champion de l'électronique et du logiciel"

La situation des Technologies de l'information et de la communication (TIC) dans notre pays se caractérise par trois facteurs :

  • La vétusté et l'insuffisance des infrastructures et des équipements ;
  • Un cadre institutionnel et réglementaire inadapté ;
  • Des ressources insuffisantes.

En outre, la majorité des entreprises informatiques au Cameroun sont actives dans le domaine du matériel et des réseaux. En matière de logiciel, nos entreprises se concentrent sur la commercialisation et l'intégration de logiciels importés. La production locale de logiciel est quasi-nulle et est principalement le fait de petites PME qui ne bénéficient ni de financement des banques ni d'un soutien de l'Etat. De même, la production locale de composants électroniques est quasi-nulle.

Pourtant, la production locale des logiciels et celle des composants électroniques sont deux filières importantes où de nombreux jeunes pourraient s'investir à profit s'ils recevaient un appui financier. Nous comptons donc :

  • Mettre l'accent sur la production de composants électroniques qui sont aujourd'hui omniprésents dans la société et participent à la fabrication des outils et supports des technologies de l'information et de la communication. Nous ambitionnons de faire du Cameroun un « lion de l'électronique » ;
  • Soutenir la production de logiciels pour la mise en place de la gouvernance électronique et la modernisation de la gestion de nos entreprises.

Les TIC pour tous

Nous établirons en étroite collaboration avec les universités, les centres de recherche et les PME du secteur un diagnostic rigoureux sur l'accès, l'usage et la perception des TIC auprès de la population et des entreprises, sur nos atouts et nos faiblesses afin de fournir à nos administrations et au grand public un outil indispensable à la définition d'une politique sérieuse dans le domaine des TIC.

Nous démocratiserons l'accès aux TIC, à l'aide des mesures suivantes :

  • Engager les réformes nécessaires pour permettre le développement des infrastructures de télécommunications et de radiodiffusion sonore et télévisuelle ;
  • Faire du respect de la propriété intellectuelle une priorité afin de permettre l'essor de logiciels non-ouverts produits par des Camerounais et de rassurer les entreprises étrangères désireuses d'out-sourcer le développement de leurs logiciels au Cameroun ;
  • Mettre à la disposition de chaque communauté d'une zone géographique socialement moins favorisée, des téléservices (téléphone, télécopie, Internet) ;
  • Mettre la fibre optique à la portée de toutes les entreprises dans les zones industrielles;
  • Donner un accès à Internet dans toutes nos écoles et lycées d'enseignement public;
  • Donner un accès internet gratuit à tous dans les lieux publics;
  • Simplifier l'accès au domaine « .cm. » afin d'encourager les entreprises camerounaises à pratiquer l'e-commerce tout en promouvant l'image de notre pays dans le cyberespace.
  • Créer une agence spatiale camerounaise par une mutation de l'ART actuelle qui aura pour mission de :
    • Promouvoir, encourager et réguler l'utilisation de l'espace comme moyen de communication au Cameroun;
    • Produire les données géo spatiales indispensables à un développement efficace, harmonieux et eco-responsable de notre pays ;
    • Géo-localiser les ménages et les entreprises sur l'ensemble du territoire ;
    • Assister les autorités de la sécurité civile dans la prévention des catastrophes naturelles et industrielles.

Produire les composants électroniques de demain

  • Nous encouragerons et soutiendrons les PME qui sont créées et tournées vers la production du logiciel d'une part, et vers la production des composants électroniques d'autre part. L'objectif visé est de faire du Cameroun, une sorte de « siliconvalley pour les solutions logicielles et les composants électroniques » en Afrique centrale.
  • Nous renforcerons considérablement nos capacités dans l'ingénierie et la conception des composants électroniques et des logiciels en agissant sur la formation initiale et continue.
  • Nous mettrons en place une stratégie progressive pour la maîtrise des technologies de production de composants électroniques au Cameroun.
  • Un fonds pour l'innovation en électronique et en informatique sera créé en vue de fournir des incitants à cette industrie. Outre les subsides accordés aux entreprises innovatrices, ce fonds financera un prix accordé aux meilleures innovations dans le domaine de l'électronique au niveau universitaire et entrepreneurial.
  • Nous élaborerons une stratégie de la qualité, des campagnes de sensibilisation pour encourager et faciliter l'adoption de normes et de certifications internationales qui permettront aux PME du secteur des TIC de moderniser leurs capacités pour passer à des activités à forte valeur ajoutée.

Produire les logiciels pour nos administrations et nos entreprises et placer la signature électronique au cœur de la révolution numérique

Nous soutiendrons et encouragerons la création d'entreprises locales tournées vers la production de logiciels tant pour nos administrations que pour nos entreprises. Pour cela les mesures suivantes seront prises :

  • Renforcer la formation pratique en matière de développement de logiciels en accordant un subside aux entreprises qui prennent des étudiants en stage ;
  • Encourager les administrations à travailler avec les entreprises locales pour la fourniture en logiciel sur mesure ;
  • Promouvoir un label « Made in Cameroon » pour les logiciels produits localement ;
  • Encourager nos administrations et entreprises à utiliser les logiciels labélisés « made in Cameroun ».

Nous vulgariserons et généraliserons l'utilisation de la signature électronique afin de :

  • Fiabiliser et sécuriser les échanges économiques via l'utilisation de la facture électronique ;
  • Faciliter et promouvoir l'échange sécurisé de documents électroniques entre les administrations ;
  • Mettre en place un système de e-gouvernement où la population interagit avec l'administration via des portails sécurisés.

Nous soutiendrons la création de dessins animés et de jeux vidéos au Cameroun. Il s'agit en effet d'un secteur culturel en plein essor dans lequel notre pays est totalement absent.

Développer les entreprises de nouvelles technologies

À cet égard:

  • Nous développerons le Silicon Mountain de Buea et créerons d'autres pôles des technologies du numérique.
  • Doter la ville de Buea d'un centre d'incubation, permettant aux starts up de s'installer et démarrer. (Coût de construction 5 milliards maximum).
  • Nous mettrons en place une fiscalité incitative permettant au capital-risque camerounais de lever les capitaux. Par exemple, les compagnies d'assurance vie, les sociétés de jeux, les groupes industriels seront exonérés de 5 % du montant total de l'impôt sur les sociétés à payer, s'ils investissent 50 % de leurs bénéfices dans un fonds de capital risque pour 10 ans. L'objectif est d'encourager les grandes entreprises à investir dans la nouvelle économie et ouvrir la voie à d'autres.

Biotechnologies

Faire du Cameroun un leader africain en biotechnologies

Le Cameroun, un Champion des biotechnologies

La biotechnologie est une science qui intègre les notions des sciences de la vie, de chimie, ingénierie, informatique, bio-informatique et statistique, pour trouver des solutions dans divers secteurs d'application (pharmaceutique, agro-alimentaire, environnemental, réglementaire) et développer de nouveaux produits biologiques.

Les objectifs du MRC pour le secteur des biotechnologies sont :

  • Faire du Cameroun un « lion des biotechnologies »
  • Renforcer le développement des biotechnologies pour consolider l'agriculture, l'élevage, la pêche, l'aquaculture ;
  • Développer les biotechnologies pour une gestion durable des forêts ;
  • Développer les biotechnologies pour la transformation et la sécurité sanitaire des aliments ;
  • Développer les biotechnologies pour la production dans le domaine de la santé.

Les préalables

Pour soutenir l'essor des biotechnologies, nous prendrons les mesures suivantes :

  • Améliorer les infrastructures et équiper les laboratoires (équipements de pointe) ;
  • Faciliter l'accès à l'information et à la documentation autant dans les centres de recherche que dans les universités et écoles de formation (livres, articles, revues et journaux scientifiques) ;
  • Bonifier conséquemment le budget alloué au financement du fonctionnement des instituts de recherche, au salaire des chercheurs, au financement des projets de recherche ;
  • Améliorer la qualité de la formation post-secondaire actuellement essentiellement théorique en insistant sur les connaissances pratiques ;
  • Améliorer les conditions des chercheurs (salaires, autonomie, bureaux, laboratoires, subventions gouvernementales et non pas étrangères octroyées sur une base compétitive et équitable) ;
  • Améliorer les conditions des étudiants (bourses de recherche et de mobilité) ;
  • Établir des accords avec les éditeurs de livres, journaux et revues scientifiques au bénéfice des chercheurs et étudiants.

Un programme national de recherche en biotechnologie

Nous élaborerons un programme national de recherche qui précisera chaque année les priorités de recherche en biotechnologie. Ce programme sera accompagné d'une politique qui mettra le chercheur, des institutions spécialisées, des Universités et écoles de formation, les producteurs et les industriels au cœur des enjeux. Ceux-ci devraient travailler de concert pour identifier les problématiques, élaborer des projets innovants portés vers le développement avec des objectifs clairement identifiés et des échéanciers précis.

Un fonds de recherche gouvernemental devra être mis sur pied pour promouvoir et soutenir financièrement la recherche en biotechnologie, la vulgarisation des résultats, la formation des chercheurs et étudiants (bourses de recherche, perfectionnement), la création des PME ou start-up en biotechnologie.

En outre, nous encouragerons les regroupements de chercheurs en pôle d'excellence sur des domaines spécifiques, ainsi que les associations de producteurs et de transformateurs du secteur. Ces associations de producteurs et transformateurs devront apporter leurs contributions au financement des projets de recherches en fonction de leurs intérêts et des problématiques soulevées, et codirigeront l'Agence nationale des biotechnologies avec un droit de regard sur la gestion du fonds de recherche en biotechnologie dûment créé.

Nous créerons une Agence nationale des biotechnologies (ANB) qui aura pour missions de :

  • Établir le génome des plantes ;
  • Définir les grandes orientations en matière de biotechnologie ;
  • Coordonner les travaux de recherches dans les universités et veiller à l'industrialisation des résultats qui en résultent ;
  • Gérer le fonds de recherche en biotechnologie.

Les biotechnologies pour une agriculture efficace et durable

La biotechnologie étant reconnue comme un outil adéquat pour la promotion du développement durable, nos objectifs en vue d'atteindre l'autosuffisance alimentaire, à travers un tel outil, sont :

  • Amélioration de la productivité des cultures locales ;
  • Réduction de l'utilisation des pesticides ;
  • Protection des cultures contre les ravageurs et les pertes post-récoltes ;
  • Amélioration de la qualité nutritionnelle ;

Les techniques biotechnologiques seront utilisées pour créer un semencier national pour ainsi conduire à la production des plantes qui répondront de mieux en mieux aux contraintes sociales ou environnementales ainsi qu'à l'accroissement du rendement.

Protection de l'environnement et tourisme

Préserver notre patrimoine naturel et développer un tourisme durable

Un environnement vert et durable

Nos objectifs en matière de protection de l'environnement sont :

  • Engager nos entreprises sur la voie du développement durable ;
  • Développer les filières pour la collecte et le traitement des déchets ménagers et industriels ;
  • Développer l'agriculture biologique ;
  • Maitriser la consommation d'énergie dans nos ménages et nos entreprises ;
  • Développer la production d'énergies vertes.

Nous veillerons à une exploitation rationnelle et durable des produits forestiers ligneux. À cet égard, chaque arbre coupé par un exploitant, national ou étranger, devra être replacé par ce dernier ou à sa charge par la plantation d'un nouvel.

Nous veillerons à la préservation de nos espèces protégées ou menacées d'extinction.

Nous assurerons le parachèvement du recensement de notre patrimoine faunique et floristique et veillerons à une exploitation rationnelle et durable des produits forestiers non ligneux.

Au plan sociétal, nous veillerons au respect de la dignité des travailleurs, le développement d'un climat de travail propice à la créativité, la promotion de l'égalité hommes-femmes dans l'emploi, la santé et la sécurité au travail.

Nous veillerons également à ce que chaque entreprise soit préoccupée par le souci de respecter et de protéger l'environnement, en particulier contre différentes formes de pollution.

Nous encouragerons les syndicats à jouer à cet égard leur rôle de vigile des valeurs d'entreprise et des valeurs sociales et collectives dans l'intérêt primordial des travailleurs qu'ils représentent.

Promouvoir le tourisme en exploitant au mieux le patrimoine disponible

Le Cameroun dispose d'un patrimoine naturel et culturel riche et varié. Il est naturellement doté de 35 zones cynégétiques, 11 parcs nationaux, 3 jardins zoologiques, 6 réserves de faune, 2 sanctuaires et bien d'autres. En plus, le Cameroun est un important réservoir de culture, avec près de 250 groupes ethniques aux traditions et rites millénaires diversifiés. Dans la partie septentrionale du pays, nous avons les Parcs de Waza, Bénoué et de Bouba Ndjida. Dans la région du Sud Cameroun, La Réserve du Dja est l'une des forêts humides d'Afrique les plus vastes et les mieux protégées. La Réserve de Campo Ma'an toujours dans la région du sud est riche en biodiversité animalière. Le Parc National de la Méfou, dans la région du centre est un site d'observation des primates. Le Parc National de Korup dans la région du Sud-Ouest est la forêt la plus riche d'Afrique, avec 1.700 espèces de plantes. Il faut également noter dans cette région le Mont Cameroun (4070 m) qui attire un tourisme de trekking, ainsi que le Jardin Botanique de Limbé.

Nos objectifs en matière de tourisme sont de :

  • Mettre en valeur les sites exceptionnels du pays ;
  • Développer le tourisme ornithologique, des parcs et réserves animaliers (gorilles, éléphants, buffles, girafes, lions etc.) ;
  • Développer le tourisme historique ;
  • Créer des infrastructures pour le tourisme des congrès, le tourisme balnéaire et le tourisme des montagnes.

Mettre en valeur les sites exceptionnels du pays

  • Nous développerons un éco-tourisme dans les nombreux sites exceptionnels dont regorge notre pays ;
  • Les missions du Ministère du tourisme seront renforcées pour la promotion d'un tourisme respectueux de notre écosystème ;
  • Les villageois seront intégrés dans la gestion de l'environnement. Nous leur apprendrons à protéger les zones touristiques ;
  • Nous mettrons en valeur les mangroves de Bakassi ;
  • Les gorilles dans la zone des forêts de Deng-Deng feront l'objet d'une attention particulière ;
  • Le parc de Kalamaolé sera réhabilité ;
  • Nous encouragerons les investisseurs à créer de parcs ;
  • Nous ferons de Bimbia la nouvelle ''Gorée'' par une réhabilitation sur des bases historiques et sa promotion au niveau national et international ;
  • Nous organiserons la découverte des bois tropicaux ;
  • Nous établirons un circuit touristique sur la présence des Allemands au Cameroun : avec des villes comme Buea (avec le Palais du Gouverneur), Yaoundé, Lolodorf (avec la résidence de Zinker à restaurer), des sites dans le Nyong-Ekele (collège Marie Emberg), la ville de Dschang (avec le Centre climatique), etc.

Une infrastructure pour le tourisme

Nous encouragerons les projets de construction ou d'exploitation des hôtels, maisons d'hôtes, restaurants conformes aux standards internationaux sur l'ensemble du territoire, en proposant de tels projets bons pour financement, aux publics intéressés, et en soutenant l'accès des promoteurs au crédit à taux réduit du Crédit foncier ou de la BPME, facilité actuellement réservée uniquement aux projets d'habitats.

Nous soutiendrons la création d'agences de tourisme voués à la promotion de destinations dans l'ensemble du pays et l'organisation de voyages et séjours dans ces destinations, en coopération avec les compagnies de transport, les hôtels et les maisons d'hôtes. Cette dynamique génèrera assurement de nombreux emplois notamment dans la construction des hôtels, la gestion des hébergements, la restauration, les transports.

Ressources complémentaires